Renouvellement pour l’année 2019 !

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J’ai écrit un premier livre «La Femme Aux Miroirs» car mon reflet dans un miroir m’a été intolérable à partir de l’age de 14 ans.
L’image de la femme que je devenais ne me plaisait pas, j’avais l’impression de voir un monstre.
J’ai subi l’inceste à 5 ans et j’ai fait un rejet de mon aspect charnel.
Aller chez le coiffeur, être face à un miroir ou dans un salon d’essayage depuis l’age de 14 ans a été une torture pour moi.

Cela a étonné Sandra qui me coiffe ou me maquille si besoin pour des interviews ou des photos et quand elle me tend le miroir je détourne mon visage et je dis, non.
Quand je croise un miroir, j’hésite à me regarder, c’est dommage mais c’est ainsi, j’ai été cassée dedans quelque part en moi. Personne n’a pu m’aider à déchiffrer cela.
Je ne supportais pas qu’on me prenne en photo déjà très jeune.
Voici donc des photos que j’ai faites car l’occasion s’est présentée à moi.
Étrangement le Brésil est présent et c’est le pays qui m’a le plus marqué. «La Femme Aux Miroirs» se passe en partie là-bas.

J’ai rencontré Nathalia, une photographe Brésilienne via Sandra. J’ai vu les photos dont parle Sandra sur toutes ces femmes de pays différents. Je les ai trouvé magnifiques. Nathalia m’a parlé des Brésiliennes, de la sororité qui existe dans son pays, c’est une militante féministe.
Le destin est parfois génial. J’ai eu peur de regarder les photos bien que j’en avais fait d autres mais à chaque fois c’est pareil. Chaque fois je suis surprise du résultat car je cherche le monstre mais il n’apparaît pas. C’est moi, une femme doublée d’une petite fille, toute heureuse de s’être maquillée traumatisée par un beau père qui a brisé un miroir de coiffeuse dans la chambre en lançant un tube de rouge à lèvres contre la glace qui a fait éclater mon reflet en mille morceaux.

Il était en rage contre moi, parce que je m’étais fardée comme si j’avais commis un crime.
Je pense que cette scène a été déterminante pour mon problème de miroir et sans doute d’autres choses happées par mon amnésie qui fut très longue.
Je suis une militante féministe et je lutte aussi contre le viol, les viols d’enfants et contre l’inceste qui m’a coupée de moi même de très longues années.
Mes livres sont des romans où la fiction et la réalité se mélangent, une sorte de miroir d une âme cassée.

Je vous invite à lire deux textes rédigés par Sandra et Nathalia :

Je m’occupe personnellement de la beauté de Matti depuis des années et une relation de confiance s’est créée au fil du temps. Je connais son histoire et son vécu mais ce qui m’intéresse c’est la femme quelle est aujourd’hui et ce que son visage nous raconte…. Cette aventure a démarré lors de ma rencontre avec Nathalia, photographe, pendant une séance photo mettant à l’honneur des femmes de couleur et métissées afin de défendre le bien vivre ensemble et les origines diverses qui font la richesse de notre pays. Nathalia, d’origine brésilienne a adhéré totalement à ce projet et quand j’ai soumis l’idée à Matti de la mettre en scène lors d’un shooting photo, Nathalia est devenue une évidence par sa sensibilité sur les sujets qui touchent Matti mais aussi par sa sensibilité artistique et son ouverture d’esprit. Leur rencontre a été à la fois légère et profonde, douce et volontaire ce qui transpire d’ailleurs dans les photos réalisées d’où se dégagent force et fragilité. J’ai souhaité pour ses looks des vêtements qui lui sont propres donc familiers et dans sa mise en beauté des coiffages et des maquillages différents à l’image de Matti, une femme plurielle.Sandra PRADUROUX – Consultante en Style –
Matti a instantanément été une très belle rencontre dans ma vie. J’ai connu son histoire avant de la connaître elle-même et la douceur et la délicatesse avec lesquelles elle a partagé son chemin avec moi m’ont beaucoup touchées. Etant moi-même impliquée dans le féminisme au Brésil, mon pays d’origine et où j’ai vécu 21 ans avant de venir en France, cela m’a énormément inspiré d’avoir croisé en Europe une figure si forte et si active dans notre lutte en tant que femmes. La réflexion féministe d’aujourd’hui implique aussi un activisme du corps comme un langage de l’émancipation et comme photographe, j’essaie de participer au maximum de cette construction et déconstruction d’évidences. De plus, étant donné que le féminisme brésilien est basé surtout sur la sororité, c’était un honneur pour moi de pouvoir soutenir le combat de Matti avec cette séance photo.Nathalia – Photographe

 

 

Douze ans, quinze ans, et puis quoi encore ?

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La majorité sexuelle a été considérée à treize ans et maintenant à quinze ans ?

Pour les garçons, c’est une question que je connais moins, mais pour les filles, c’est donner juste de la chair fraîche à des hommes pour la plupart sans scrupules qui veulent se taper des minettes.

Est-ce que la sexualité féminine est mise en avant ?

Non ! Clairement, même le clitoris demeure un sujet peu connu au 21ème siècle.

C’est effrayant le peu d’information qui existe sur le féminin.

Donc à quinze ans, les filles seront formatées à cette bonne vieille sexualité masculine.

Entre les pornos, le viol, l’inceste et les violences en tout genre, sûr qu’en France pas de mutilations sexuelles à proprement parler mais la sexualité chez les femmes maltraitées ne risque pas de se développer positivement et de se transmettre.

L’homme occupe la rue, la sphère privée et c’est souvent la violence qui règne. L’apprentissage de la sexualité féminine est où dans cette cacophonie où le masculin domine jusque dans l’écriture ? Alors pour les filles, courage pour trouver votre point G, si vous êtes une femme fontaine, et le reste avec des hommes trop nombreux à être axés sur leurs pénis et leur jouissance.

Consentement ?

Avez-vous remarqué que le mot consentement est souvent interprété subjectivement par les hommes ? Que la justice patauge et la victime pas crue ?

La sexualité féminine est une grande absente dans ce débat pourtant d’importance capitale.

Il s’agit de la sexualité des femmes, méconnue pour de nombreux hommes et même par des femmes qui devraient être propriétaires de leurs corps et pourtant même mineures, les femmes commencent à subir des contraintes, des viols, l’inceste, elles sont niées dans leur intimité et le viol est correctionnalisé comme un délit. Bref, des lois leur tombent dessus et pourrissent leurs vies, comme si leurs corps appartenaient aux lois, aux hommes, sauf à elles.

Les violeurs, les incesteurs sortent innocentés, on est reparti des années en arrière de l’époque formidable et révolutionnaire de Gisèle Halimi et de Simone Veil.

Non à la majorité sexuelle à quinze ans, comme le droit de vote, ce sera dix-huit ans.

Même a dix-huit ans, on fait des erreurs alors quand on voit les fiascos judiciaires des viols et de l’inceste où les victimes sont laminées et détruites, les salauds impunis, donnons à ces jeunes filles un peu de chance pour décider, elles-mêmes, pour le consentement et pas donner la parole aux violeurs car aujourd’hui, la pédocriminalité explose et s’étale dangereusement dans tous les coins du globe terrestre.

La sexualité masculine étouffe la sexualité féminine et s’impose trop souvent avec force et brutalité sans parler des manipulations d’hommes pour parvenir à se taper de la chair fraîche.

Il n’existe pas de protection de l’innocence, le mal, la perversion gagnent du terrain, il est insupportable de mettre des vies de quinze ans en danger sous l’ère de la domination masculine qui règne et n’a ni foi ni loi !

LE VIOL ET L’INCESTE, CES CRIMES QUE LA FRANCE JUGE ORDINAIRES

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HELP

Que peut un enfant devant un parent incestueux ? En France, on dit qu’il est consentant s’il ne dit pas non (culture de l’inceste répandue par des psys et psychanalystes de l’école freudienne, principalement de la génération des années 80). Il semblerait que le droit naturel (et toute personne censée) voie cela comme une aberration.

Comment pourraient réagir les enfants victimes incriminés ? Les victimes ne peuvent, aujourd’hui encore, que témoigner anonymement. Car les agresseurs sont protégés dans le Monde entier, tout comme en France.

Jusqu’à quand ce déni des violences sexuelles sur des enfants va-t-il perdurer ? Jusqu’à quand les autorités diverses et le grand public vont-ils pouvoir encenser les pédocriminels célèbres, comme si de rien n’était ?

C’est le mode opératoire actuel, en France avec tant d’exemples. La France, ce pays qui est passé à un fil d’avoir un agresseur sexuel pour président de la République…

La corruption est partout. La corruption est le mal, le cancer de la société. On ne peut la nier ni la tolérer. Insidieuse et rampante comme le fascisme, elle s’alimente du mensonge, comme lui, et empoisonne les cultures. Aussi longtemps qu’elle existera et que les victimes devront se taire, les gouvernements malhonnêtes se succèderont : viols, harcèlements, pédocriminalité, mensonges éhontés et… toujours au pouvoir, en attente d’un meilleur poste.

Comment se peut-il que, en France, le viol d’enfants et l’inceste soient jugés comme de simples délits ? Comment se peut-il qu’un tel crime ne soit pas reconnu comme « meurtre psychique » ?

Les responsables de ces lois les font et défont à leur guise. On l’a vu avec Serge Ducray et le harcèlement sexuel.

On voit combien le sénat chouchoute les pédocriminels avec cet outil terrible qu’est l’argument du consentement, collé sur le dos des enfants dans la mesure où ils n’auraient pas « dit non » au parent qui les loge, qui les nourrit, et supposé « les protéger ».

On voit même avec quels dossiers en béton ces hommes passent au travers des mailles du filet. Les voix des victimes d’incestes et de viols sont encore trop timides mais cela ne durera plus : grandir avec ce secret, être rejeté si le secret perce, c’est un terrible dilemme.

Et la prescription, cette « chance des agresseurs » avec une amnesie qui peut mettre quarante ans à se lever ou ne jamais se lever… La chance « tout court » que les victimes trouvent le temps de sortir de la frayeur et de la sidération… L’enfant reste au cœur de l’adulte.

Matti King et Victor Khagan – Juin 2016

Matti King, une des héroïnes du prochain conte de Clémence Cousteau

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Dans les coulisses du shooting photo de ce qui sera prochainement le premier conte universElles, un conte musical aux héroïnes féminines écrit par Clémence Cousteau : me voici, Matti King qui endosse le costume de Wonder Woman pour combattre les pervers sexuels qui peuplent la planète Terre et qui opressent femmes et enfants.
Crédits stylisme : Singing Birds & Laughing Bees
Crédits photo : Jean François Aloisi

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Me voici à l’œuvre ! Ce n’est que le début d’un vaste nettoyage pour débarrasser la planète Terre des violences masculines.

Hello Emmanuelle (partie 13)

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LA RENCONTRE AVEC KYLE

Je rêvais à une autre vie, une vie d’où surgiraient brutalement, une suite d’événements, qui m’obligeraient à changer de cap. Les habitudes, mêmes mauvaises, sont difficiles à quitter. Changer de vie et de coutumes, c’était se mettre en danger et renoncer à une pseudo sécurité. La voix de Kelly me parvint en même temps que je réalisais que la voiture s’était immobilisée. « Eh, l’intello, c’est pas le moment de réfléchir sur ta vie. T’es en mission, ne l’oublie pas. T’endors pas sur tes lauriers ». Nous étions arrivés à destination. La voiture était garée devant un hôtel particulier. Je ne voyais plus le Rhône, je n’avais plus de repères. Tout cela me paraissait extraordinaire. Il me semblait que je ne verrais jamais Kyle, que ce n’était qu’un rêve. Il ne faisait pas tout à fait nuit, la lumière ambiante s’assombrit quand les nuages se bousculaient dans le ciel zébré d’éclairs. J’entendais le tonnerre qui grondait au loin. Il faisait lourd et chaud. J’enlevais mon imperméable. Le chauffeur s’occupa de mes bagages. Le porche de la maison était allumé. Il y avait de la verdure, des arbres et une petite pelouse. Le chauffeur me précisa qu’il y avait un joli jardin derrière la maison. J’étais surprise de l’entendre parler, il n’avait pas desserré les dents de tout le trajet. On aurait dit qu’il portait un masque tant les traits de son visage était durs et immobiles. Cela rendait l’atmosphère encore plus inquiétante. La porte s’ouvrit et j’aperçus Kyle. Il était assez grand et svelte. Il devait avoir la quarantaine, son crâne était rasé. Il ressemblait à Yul Brenner, un acteur dont j’avais vu des vieux films à la TV. Je le trouvais assez beau. Il ne ressemblait pas à ce que j’avais imaginé. Il était mieux. Je sentais qu’il pourrait me plaire. Il portait un costume noir qui lui seyait. Je me sentais intimidée et je pensais « je me sens comme une « pute »qui débarque. » Kelly me rétorqua aussi sec : « T’en es une pour le week-end.» L’homme vint à ma rencontre et m’embrassa galamment la main.

Hello Emmanuelle (partie 12)

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IMG_1946Nous avons échangé nos téléphones respectifs. Je lui dis que j’étais mariée et lui demandais de m’appeler dans la journée, jamais le soir. J’avais déjà deux numéros de téléphone ; celui de Dario et maintenant celui de Daniel. C’est ainsi que le contrôleur s’appelait. Au moment où, je franchissais la porte du local, il me toucha le bras. Je me retournais et je vis son regard brûlant. « Allez, laisses tes scrupules de côté et laisse-moi m’éclater. » suppliait Kelly. Je suis allée vers lui. On était à côté de la porte. Il a tendu le bras pour mettre le verrou. Je regardais ses yeux, j’avais envie qu’il me baise, envie de faire ce que je n’avais jamais osé faire. J’étais folle, c’était un inconnu, je prenais des risques insensés. La situation était irrésistible, je n’avais pas la force de m’opposer à mes pulsions déclenchées par le désir de cet homme. Emmanuelle  se superposait à moi et ça m’aidait à ne pas culpabiliser. « Culpabiliser ? Mais de quoi, aboya Kelly furieuse, t’es cocue à longueur d’années et t’as des scrupules à tromper ton mari qui n’en a rien à fiche de toi. T’es sa bobonne, point barre. Alors lâche-toi, je t’en prie. » La voix de Kelly et le film Emmanuelle eurent raison de ma retenue. Daniel commença à me lécher les oreilles et le cou. Sa respiration s’accélérait ainsi que la mienne. Il essayait d’enlever ma robe, je la retirais complètement, je faillis la déchirer dans mon affolement. Je me retrouvais à moitié nue en train de succomber au contrôleur du train dans un quasi cagibi. La nudité de mon corps ne me gênait pas, je n’y pensais pas tant j’étais réceptive aux mains du contrôleur qui me caressait avec une avidité non dissimulée. Je fondais, j’aimais ses chatteries auxquelles je m’abandonnais presqu’avec ivresse. Ce n’était plus moi, la femme contrôlée et raisonnable. La situation m’avait conduite au-delà de mes habitudes conjugales et frustrantes. Je pénétrais dans un no man’s land. Je ressentais des sensations nouvelles et terriblement troublantes. Il embrassait mes lèvres, sa langue se faisait pressante puis il fit sauter les agrafes de mon soutien-gorge et lécha mes seins. Je n’en pouvais plus tant j’étais excitée. Le summum fut atteint quand il enleva ma petite culotte. Mon excitation était à son comble.  Il me dirigea vers un tabouret d’où je faillis tomber à cause des mouvements du train. Il me retint de justesse et j’eus droit à un cunnilingus de rêve. Mourir sans avoir connu ça, serait dommage. Je me sentais soumise, un objet entre ses mains, comme Emmanuelle. Elle devenait ma référence. J’avais toujours mes bottines, mes bas stays-up et mon collier de perles. J’étais assise les cuisses écartées, sur un tabouret comme mon actrice fétiche sur un fauteuil en osier. Daniel sortit un préservatif de sa poche et le mit en hâte. Je m’allongeais par terre. Je l’exhortais à se dépêcher, j’avais envie de le sentir en moi. Lorsqu’il me pénétra, ma tête tournait tant la réjouissance était forte et inattendue. Je vivais un moment incroyable et inoubliable. J’étais dans une transgression totale. Je tentais le mieux possible d’étouffer mes gémissements pour que personne ne nous surprenne. On n’entendait que le bruit du train et nous étions chahuté par le roulis. Nos respirations s’entremêlaient et nos corps étaient trempés de sueur. D’un commun accord, il m’aspergea de son sperme sur mes seins. Je lui souriais, je me sentais bien et tellement mieux que tout à l’heure. Je retournais à ma place comme si de rien n’était. Je passais la frontière et j’avais dépassé mes limites habituelles. Kelly et Robin étaient tombées d’accord, unies pour le meilleur et pour le pire.

Article de Unwalkers au sujet du livre Innocence Coupable de Matti King

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Article paru sur le site www.unwalkers.com au sujet du livre de Matti King : Innocence Coupable.

Qu’y a-t-il de plus horrible que de se faire souiller, v(i)oler son intimité ? Et d’autant plus lorsque le coupable s’avère être une connaissance, quelqu’un que l’on côtoie fréquemment.
Carla a six ans. C’est une enfant comme les autres, avec des rêves de petite fille, des jeux, des peurs, et de l’amour à revendre. Tanine a 43 ans, et souffre d’amnésie. Son enfance est partiellement effacée, et elle mène une vie de femme recluse, s’interdisant tout contact avec l’extérieur, en particulier les hommes. Carla et Tanine sont une seule et même personne.
Violée par son beau-père dans un souterrain, Carla s’est construite une carapace au fur et à mesure qu’elle a grandi, créant un dédoublement de la personnalité nécessaire pour survivre à ce traumatisme. Un beau-père insensible et pervers, une mère fermant les yeux sur la vérité, Carla grandit en ayant des préjugés et des idées fausses sur le sexe et la vie.
« Le passé tu y fais attention comme si c’était une porcelaine et la vie, tu la laisses filer. Dommage. »
Puis vient l’élément déclencheur ; l’enterrement de son beau-père. Carla reprend le pas sur les pensées de Tanine, qui avait refoulé toute son enfance. Les souvenirs remontent, l’angoisse aussi. Plus de 30 ans après le drame, elle entreprend une thérapie pour faire remonter les souvenirs de Carla, et se libérer de Tanine, pour pouvoir revivre et se libérer du poids de son passé qui la contraint à s’enfermer.
Peu à peu, grâce à son psy, elle reprend le contrôle de sa vie. Avec Selena, sa collègue et amie, elle va refaire son éducation sexuelle et découvrir le monde du sadomasochisme, lui permettant ainsi de s’épanouir dans son nouveau travail, mais également avec les hommes, qu’elle va recommencer peu à peu à fréquenter.
L’auteur alterne des passages de l’enfance et de vie d’adulte. Carla et Tanine se renvoient la balle, se parlent, l’une essayant de repousser l’autre, et l’autre lui rappelant ses souvenirs enfouis en se faisant de plus en plus présente, afin de lui ouvrir les yeux sur la vérité. Carla évoque sa culpabilité, et sa honte d’avoir pris du plaisir malgré l’inconvenance de la situation. Ces paroles sont bouleversantes de sincérité, et vont prendre le lecteur aux tripes. Tanine s’enferme dans une paranoïa incontrôlable, refuse la réalité et rejette les voix de Carla dans sa tête avant de s’obliger à sortir de cet état de déni.
Innocence coupable, c’est l’histoire d’une incroyable métamorphose. Celle d’une jeune femme qui va laisser à la fois l’enfant qu’elle a été, et l’adulte qu’elle était au profit d’une nouvelle identité ; une femme libre et libérée de son passé, devenue maitre d’elle-même et qui désormais croque la vie à pleine dent.
« Violer c’est déraciner une fleur, et le jeter n’importe où. Cette petite pousse brisée par la main assassine, pourra-t-elle jamais grandir, ou est-elle condamnée à mourir de chagrin ? J’ai pratiqué une greffe sur moi-même, et de cette bouture inespérée est née une deuxième vie. »
Des phrases parlantes et touchantes, qui au-delà de l’aspect touchant qui envahit le lecteur, redonnent confiance en l’avenir. C’est un récit poignant s’apparentant à un témoignage, qui insuffle de l’espoir pour les victimes ayant subi un viol ou autre coup dur.
L’histoire d’une renaissance qui semblait impossible.

Hello Emmanuelle (partie 11)

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IMG_1953Je réalisais que je n’avais pas poinçonné mon billet en entendant l’annonce prévenant que le contrôleur du train allait passer. D’un bond, je me levais de mon siège, affolée et toute cramoisie d’émotion. S’il fallait que je paie mon billet pour fraude, j’étais mal. Mon mari apprendrait que j’étais partie à Genève. J’imaginais le pire des scénarios et un voyage gâché par mon manque d’attention. A ma décharge, j’avais peu l’habitude de prendre le train. Je courais dans les couloirs en zigzagant à cause du roulis du train, mon sac sur l’épaule et au bord de la crise de nerfs. Au loin, j’aperçus un uniforme et un képi. Je fonçais dans cette direction en me cognant aux gens que je croisais. Marcher normalement dans un train était impossible. J’arrivais presque en larmes près du contrôleur. J’entendis Kelly me murmurer « laisse-moi faire, t’alarmes pas bobonne, on a autre chose à faire que de saboter ce voyage. » Arrivée devant le contrôleur, j’étais à la fois Robin et Kelly. L’homme n’était pas grand ni spécialement beau mais il avait un satané regard. J’étais à moitié en pleurs, encore rouge de confusion et je transpirais d’anxiété. Je captais une lueur sexuelle chez lui. Ses yeux me pénétraient, il me détaillait des pieds à la tête. Kelly persévérait à me parler « Détend toi,  relaxe toi, souris et continue de te laisser transpercer par son regard. Sinon dégage et laisse-moi agir. Tu vas tout saborder si tu fais ta nunuche. Ce n’est pas si grave. Bon t’as commis involontairement une infraction, on va faire notre Mea Culpa. Allez Robin, du nerf. » Le contrôleur me dit :

─ « Que puis-je faire pour vous, Madame ? tandis qu’il lorgnait discrètement mon décolleté.

Il avait une voix agréable. Je lui tendis mon billet, l’objet du délit. Ma main tremblait, peut-être était-ce à cause du train qui bougeait ?

─ « J’ai oublié de poinçonner mon billet, », avouais-je avec une voix de petite fille qui a fait une grosse bêtise. Il sourit devant ma confusion. Il semblait même apprécier cette situation. Kelly s’en mêla, « il a l’air d’aimer les paumées. Continue, t’es sur la bonne voie. Je crois que le billet va servir pour autre chose. Tu lui plais. Allons dans cette direction. Il n’est pas mal du tout ce Monsieur. Il a quelque chose de sexy, de très séduisant. C’est un gros macho, il va te plaire Robin. Tu vas baiser dans le train comme Emmanuelle dans l’avion. Allez poupée, c’est chaud tout ça. » Je me mis à rire nerveusement à cause des propos de Kelly. Ma tension baissa ainsi que mon niveau de stress. Le contrôleur me prit le billet des mains en me disant d’une voix polie et avec un regard brûlant :

─ « Vous permettez ?»

Il donna un coup de poinçon au billet et me demanda si je voulais boire quelque chose pour me remettre. On était à côté du wagon restaurant. Il me proposa de l’attendre dans son local qui d’ordinaire était fermé au public. Il revint avec une mini flasque de cognac, me la tendit et je bus au goulot. Il m’observait amusé. Le breuvage était fort, je toussais, jusqu’aux larmes.

« Ça va mieux ? » S’enquit-il. Je hochais la tête en guise de réponse. Il continua :

─ « Vous restez longtemps à Genève ? » Sa question me surprit tant que ma toux cessa. Je m’éclaircis la voix et lui répondis que je rentrais dimanche. Il regarda l’heure de mon billet de retour puis ravi, il m’annonça que nous serions dans le même train. Il me demanda si on pouvait prendre un verre à Genève. Je bredouillais que c’était impossible. Il semblait très intéressé par ma personne. Il proposa de se voir à Paris. « Eh, la cruche, tu vas pas passer ton temps à jouer les pucelles. Le temps file et moi je n’aurais pas eu mon compte de sexe ». Kelly s’énervait, ça devenait drôle ce conflit où j’avais du mal à vivre mon côté « pute ». J’avais de plus en plus chaud, j’étais excitée par le regard du contrôleur. Il me déshabillait des yeux. J’avoue que j’adorais ça. Lui m’appréciait au moins, il n’était pas comme mon mari. Je ne pouvais pas lui dire que j’étais nulle au pieu et que je serais sans doute meilleure à mon retour de Genève. Je souriais en pensant à cela et lui répondit détendue :

─ « C’est d’accord pour prendre un verre sur Paris. »

Le viol et l’inceste, les grands fléaux du 21ème siècle

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Red-kneed tarantula Brachypelma smithii

Comment mieux démolir et atteindre les corps  des femmes et des enfants sinon au travers des viols et incestes. Les violeurs prennent possession du corps des femmes et des enfants. Le plus surprenant et épouvantable en France, c’est qu’on puisse admettre que des enfants soient consentants à subir des pulsions  sexuelles d’adultes alors qu’ils sont, en vérité, incapables de dire oui avec envie véritable  sinon par pression pour être aimé et sauvé leur vie. Il s’agit donc d’une question de vie et de mort pour ces petites victimes. Pourquoi, grands dieux, la justice, le gouvernement ne peuvent comprendre qu’un enfant ne se nourrit pas tout seul, qu’il a besoin d’être protégé et que personne sans doute ne lui a appris que les adultes peuvent être des enfoirés sans scrupules. Oui, en vérité, c’est cela qu’il faudrait apprendre aux enfants.
Quant aux femmes, comment peut-on penser qu’elles sont consentantes à « faire des pipes » de force à un ou plusieurs hommes, à subir des pénétrations avec objets ou pas ou à être sodomisées avec un grand oui. Comment la justice en France peut penser que des femmes adorent faire des fellations à des inconnus ou pas, qui ne sentent pas la rose et qui donnent plutôt envie de vomir sur leur « outil sexuel » à défoncer ce qu’ils peuvent par la force et à utiliser tous les orifices des femmes comme s’ils avaient le droit de se servir de leurs corps pour leur satisfaction personnelle. Les femmes ne sont pas là pour accueillir en leur sein ces violeurs qui de plus sont relâchés ou condamnés pour un petit délit la plupart du temps. Les vagins des femmes font elles partie de la voie publique sans sens interdit ?
L’inceste, le viol conjugal se passent dans la sphère privée. C’est le cauchemar des femmes et des enfants qui subissent de tels châtiments. Ce sont des châtiments, des punitions et les violeurs  et incesteurs ne seront pas inquiétés. Pourquoi ? Parce que la sphère privée, c’est le bunker des victimes où les violeurs et incesteurs jubilent de l’impuissance de leurs petites et grandes victimes. Ces victimes subissent de force des viols et l’inceste et de plus personne ne les croit. La justice, le gouvernement sont d’accord pour protéger la sphère privée. Ils protègent donc  des agresseurs meurtriers et laissent sur le bas-côté les victimes des pervers sexuels qui s’en tirent et jouissent de l’impunité. Comme pour les mafieux, c’est la loi du silence. La parole des violeurs et incesteurs valent plus que celles d’un enfant ou d’une femme comme dans certains pays lointains seulement là, c’est de la France qu’il s’agit. La France, le pays des «  droits de l’Homme » dont sont exclus  les femmes et les enfants. «  Les droits de l’homme » devraient  être modifiés pour «  les droits humains ». Ce changement pourrait peut-être faire naitre enfin  une véritable justice et un  gouvernement qui deviendrait hostile aux agresseurs et bienveillants envers les victimes petites et grandes. C’est une prise de conscience qui serait nécessaire  ainsi que de comprendre les perversions des manipulateurs qui font passer les victimes pour des menteurs (es). C’est infernal, cruel et meurtrier envers les victimes qui une nouvelle fois subissent des violences par les questions dont la justice les assaillent  qui sont souvent humiliantes et presqu’accusatrices tandis que les agresseurs jouent sur du velours. C’est hallucinant comme les agresseurs savent avoir l’air innocents et les victimes même des enfants, coupables. C’est le monde à l’envers.
Le viol et l’inceste sont une prise de pouvoir d’un adulte sur un enfant pour l’inceste et le viol une prise de pouvoir d’un homme, conjoint ou autre sur une femme. C’est un crime comme les viols commis pendant les guerres. Seulement là, il s’agit de viols en temps de paix et ce sont les victimes petites et grandes qui portent le poids de la honte et de la culpabilité. C’est hallucinant, mais une réalité. C’est là où, je souhaitais en venir. Les hommes au travers du sexe imposent la domination patriarcale de leur sexualité. Le viol et l’inceste sont une façon de briser les victimes, petites et grandes pour qu’elles ne trouvent pas l’accès à leur sexualité. Je parle dans ce cas surtout des petites filles qui subissent l’inceste. C’est un meurtre, car l’autonomie sexuelle sera annihilée et parfois condamnée. La pornographie infantile et adulte incite aux crimes de viol et à l’inceste. La domination patriarcale sacrifie femmes et enfants pour mieux se structurer et employer l’addiction  à la pornographie qui existe pour de nombreux hommes. La religion a ses pervers et le pourcentage n’est pas donné mais ce serait terrifiant de le savoir. Ces hommes de Dieux tous confondus qui détruisent l’innocence et les obligent au silence s’en tirent la plupart du temps aussi avec l’impunité. C’est impardonnable de la part d’adultes de se protéger entre eux par des lois peu sévères et de pouvoir abuser d’êtres humains en ayant souvent gain de cause. Même la prescription démontre une volonté de défendre violeurs et incesteurs car elle agit en leur faveur.
Le viol d’enfants, de femmes, d’incestes bénéficient d’une protection hors norme. Qui sont du côté des victimes en dehors de quelques  associations ?
Le tabou sur les agressions sexuelles concernant les femmes et les enfants  qui sont attaqués sauvagement dans leur identité sexuelle  sont un très grave sujet de société.  L’inceste  est autorisé par une loi bien floue qui parle de consentement d’enfants, ce qui est une aberration.
La notion de consentement est faite par des hommes qui savent pertinemment qu’un enfant ne peut pas se refuser à un parent. Qui va le nourrir ? L’héberger ? Prendre soin de lui ? Ces hommes qui créent de telles lois, ne se rendent-ils  pas compte que c’est un feu vert qui permet le passage à l’acte de l’inceste dans la sphère privée ? Ce sont des lois qui ne protègent aucunement les enfants chez eux, là où ils devraient  l’être. L’inceste et le viol sont les fléaux de ce 21 siècle.
Le mot « consentant » en France est très employé en faveur des violeurs et des agresseurs. La justice en prend note. La victime tente comme dans le procès de DSK de dénoncer les abus qu’elle a subis, en vain. L’agresseur confirme l’inacceptable pour la victime à savoir qu’elle souhaitait cette relation même pour un tout petit enfant et en France le tour est joué. Tout ce qui a trait au sexe est très permissif en France à cause de cette notion de consentement où finalement la victime se trouve piégée par des lois qui protègent les délinquants sexuels surtout des hommes qui sont un pourcentage beaucoup plus élevé que les femmes. Ils ne s’en rendent  pas compte car ils vivent dans l’impunité comme G Tron, DSK, Serge Ducray et tant d’autres qui laissent des victimes sur le carreau. C’est un passeport pour le viol et l’inceste  qui referme la porte sur la parole des victimes que personne ne veut entendre ni lire. Ainsi, pas de remise en question ni de prise de conscience des dégâts monstrueux causés à des victimes d’incestes et de viols. Les traumatismes sont profonds et agissent en souterrain sur leur santé et leur psychisme. De cela, peu de personnes en parlent. Finalement c’est à croire que ce silence, arrange beaucoup de monde. Le viol et l’inceste, ces violences qui sont des crimes demeurent encore taboues. La France semble libertine  même quand ça touche à l’intégrité d’adultes et d’enfants qu’on »accuse » d’être consentants, donc tout va bien. C’est ça le grand tabou de ce siècle, les violations des corps d’enfants et de femmes principalement et qui existent partout dans le monde. Le viol, l’inceste sont des armes de destruction massive et qu’est ce qui est fait  pour stopper ces violations des droits humains d’enfants, de bébés et de femmes ?Comment apprendre aux hommes à cesser de vouloir dominer par le sexe en temps de guerre, en temps de paix, dans les sphères privées, au travail et que c’est un problème inhérent à beaucoup d’hommes qui depuis des millénaires règnent sur les vies d’enfants et de femmes. Le pire est quand ils font des lois à leur convenance pour que perdure ce règne de la sexualité masculine, imposée comme norme, bien installée dans un monde patriarcal où le sexe est devenu une arme pour terroriser et avoir main mise sur les enfants et les femmes. Tout le monde se tait car on ne parle pas de ces choses-là. Souvenez-vous qu’en Haïti au moment des grands cataclysmes, un nombre terrifiant de petites filles ont subi des viols, dans le camp fait pour les protéger. Qui en a parlé ? Un entre filet car les violences masculines  et sexuelles sont tues partout dans le monde.
Je n’ai pas de réponse pourquoi, on laisse des enfants, des femmes se faire massacrer dans leur chair car le viol et l’inceste sont des crimes ! Des maladies graves et mortelles se transmettent par le sexe ainsi par le viol et l’inceste mais de cela personne n’en parle comme si les pulsions sexuelles des hommes étaient normales et sans conséquences médicalement et psychiquement sur les victimes ?
En conclusion, je dirais que c’est un constat alarmant  car dans ce monde et en France, la leçon est claire. Devenir agresseur(e) paye plus que d’être victimes. La violence ne peut donc que perdurer et le syndrome de Stockholm est une réponse aux agressions. Cela veut dire que la violence grimpe, se communique, les viols, l’inceste continueront, des enfants naitront de ces viols et incestes et c’est une spirale de l’horreur sans fin qui s’annonce. Les maladies se transmettent, car rare sont des incestes et des viols qui se pratiquent avec des préservatifs car le but est de salir et de transmettre l’horreur au travers des parties intimes d’enfants, de bébés et de femmes. C’est un génocide géant qui a lieu en France et partout dans le monde. Il n’existe pas de mise en garde pour ces hommes qui usent et abusent d’autres êtres humains sans scrupules et dans l’impunité totale pour satisfaire  leur haine et leur vengeance comme ce pilote qui a conduit des gens à la mort et à ce moment-là les victimes perdent le contrôle de leurs vies. Elles sont  happées par la volonté d’hommes qui veulent les détruire et les tuer ! Les justices et les gouvernements sont complices de ces meurtres physiques et psychiques car qui ne dit mot consent. C’est ce qui se passe actuellement partout dans le monde. Le système patriarcal est comme une vaste secte avec des ramifications partout sur la planète et il attire de plus en plus de disciples, d’hommes et de femmes. Il propage sa doctrine de pouvoir et de violences sexuelles  par le biais de films pornographiques  et de pubs dans les magazines, sur les murs dans les rues, dans les pubs à la tv où les femmes sont dénudées et servent à vendre tout et n’importe quoi. Le patriarcat est un système mortel où règne les violences masculines les plus sordides et dangereuses envers les enfants et les femmes. La terreur règne, le silence est exigé tacitement et ce patriarcat géant prospère et empêche les femmes d’obtenir que leurs droits et libertés soient reconnus pour mieux les asservir et garder la domination patriarcale sur le trône. Même beaucoup de femmes ont été contaminées par le patriarcat, en politique, en littérature, au cinéma, dans le huis clos familial etc…..Le patriarcat n’est pas prêt de disparaitre sans une énorme révolte massive des femmes. Ce temps doit arriver où les femmes se sentiront prêtes pour se défendre contre les spoliations qu’elles subissent et mettre le patriarcat à genoux et enfin, instaurer l’égalité pour les femmes.Ca ne pourra venir que d’elles, sinon ce système perdurera au travers du temps. Le patriarcat agit comme un pervers narcissique sans empathie pour la moitié de la planète dont font partie les femmes. Il veut continuer à les garder sous sa coupe et les empêcher économiquement de s’émanciper. Le patriarcat se faufile partout même pour les décisions personnelles des femmes qui souhaitent  se séparer de leurs conjoints. De nombreuses femmes subissent des injustices effroyables ainsi que les enfants de la part de la justice qui favorise souvent les hommes. Ces derniers se tournent vers des associations qui sont même reçus à l’Élysée. Normal pour une politique machiste où la situation des femmes n’est pas à l’ordre du jour car peu importante du point de vue politique masculin. Je terminerais sur une note positive, car je pense qu’il existe actuellement un grand mouvement des femmes pour que leurs droits et libertés soit reconnues et aussi pour que les droits de l’homme devienne « Les Droits Humains. »

Hello Emmanuelle (Partie 10)

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3DESTINATION  GENÈVE

Je reçus un coup de fil de Noémie en fin de matinée. Je lui avais confié que mon mari partait prochainement en déplacement pour son travail. Elle souhaitait connaître ses dates de départ et de retour car, l’homme de Genève avait hâte de me rencontrer. Je lui demandais pourquoi, tant j’étais niaise dans un lit. Noémie m’expliqua que cela l’enchantait de recevoir une femme mure et en même temps innocente concernant la sexualité. D’habitude, il préférait les très jeunes femmes sans expériences, pour les initier. Cela commençait à me plaire et en même temps, je devenais une Mata Hari en sortant de ma torpeur. Je me sentais un peu inquiète. Ma double vie se mettait en route. J’étais en train d’élargir la perception que j’avais de moi. Le film Emmanuelle avait révélé une part de ma personnalité. J’avais un coté trouble et ambigu. Je savais mentir quand c’était nécessaire. J’entreprenais la vaste opération de reprendre ma vie en mains. Mes parents, mon mari n’hésitaient pas à me raconter des salades. J’en ferais autant, tout en culpabilisant le moins possible. Il s’avérait difficile de sortir de mes habitudes et de ma passivité dus à mon éducation. Il était possible que je parte pour Genève le jour du départ de Lucas pour Bruxelles.  Il partait bizarrement un week-end pour un rendez-vous d’affaire. Je n’exigerais aucune explication pour éviter qu’il ne change d’avis et ne reste sur Paris jusqu’au lundi. C’était peu probable, mais je tenais à ne pas prendre le risque. J’appelais Lucas à son travail. Je prétextais que je voulais lui faire plaisir et savoir ce qu’il souhaiterait au menu du soir. C’était parfait, «sa bobonne » se révélait imparable. Puis, je glissais d’un ton neutre :

─ « Au fait, tu pars vendredi à quelle heure ? »

Il partait jeudi. Il s’embrouilla dans des explications pour se disculper de partir un jour plus tôt. Je restais zen et l’écoutais s’enliser. Pour se justifier autant, il ne devait pas avoir la conscience tranquille. Nous étions mardi. Je rappelais Noémie pour lui donner les dernières informations. Elle me rappela plus tard. J’avais un train à 16 h 30 pour Genève vendredi. J’avais à peu près trois heures trente de voyage. J’arriverai à l’heure du dîner. J’espérais que Lucas ne chercherait pas à me joindre. Il ne le faisait jamais d’ordinaire. La plupart du temps, je ne connaissais pas son point de chute. Il était marié et vivait comme un célibataire. Je n’étais pas réellement jalouse. Physiquement, je n’étais pas attachée à lui. Je ne l’avais jamais été avec aucun homme. Par précaution, j’annoncerais à mes parents et à Lucas que j’étais invitée à Deauville par une ancienne amie de classe avec qui j’étais restée en relation. Je préférais éviter qu’on ne se demande où j’étais, si je ne répondais pas au téléphone. Ainsi, je serais tout à mon week-end end, l’esprit tranquille pour libérer mon corps. Les hommes de ma famille étaient des machos, mon mari aussi. Les femmes étaient cantonnées à un rôle assez étriqué : « femme ou putain », ce qui ne laisse pas une grande part de manœuvre pour être une femme tout simplement, avec ses différentes facettes. En vérité, j’avais soif de revanche et de vengeance. J’étais satisfaite de tromper mon mari, il le méritait. C’est dans cet état d’esprit que je prenais le train à destination de Genève où j’avais rendez-vous avec un inconnu. Mon ambition aujourd’hui était de passer du côté des «putes » et des « maîtresses », celles qui plaisent tant aux hommes et qui les font bander. Ça m’excitait terriblement bien que j’avais du mal à me l’avouer. Robin et Kelly s’entendaient même si elles se disputaient. Ce n’était pas évident de laisser Kelly prendre autant de place dans mon existence. Sans Kelly, sans la séduction et le sexe, ma vie était fade et incolore. Je m’étiolais et me sentais vieillir de plus en plus, jour après jour. Ces expériences étaient jouissives même si je ne parvenais pas encore à l’orgasme. J’en avais plus qu’assez d’être une bobonne et une sorte de meuble qu’on n’époussette même plus. Le meuble changeait de place. Mon époux ne s’en apercevait pas. Je pensais que c’était une bonne chose que je n’ai pas d’enfants. Ma liberté d’agir aurait été restreinte. Je serais devenue « la mère ». Vivre la « pute » aurait été sans doute plus compliqué.

J’arrivais en avance à la gare de Lyon. Le train était à quai. Je m’installais en casant mon beauty case et ma valise à roulette à portée de main. Mon collier de perle et mes bottines étaient du voyage. J’avais mis ma nouvelle robe grège à pois rouge, légèrement décolletée. Elle ressemblait à celle d’Emmanuelle, souple, près du corps et fluide. Mes dessous étaient ravissants dans un coloris de beige assorti à la robe et avec de la dentelle. Je sentais bon le parfum Chanel N°5. J’avais enfilé un imperméable beige clair très classe. Le genre de vêtement sexy où il était possible de ne rien porter en dessous comme les vamps dans les vieux films américains. C’était un de mes fantasmes. J’avais vécu cette sensation quand j’étais jeune en promenant mon chien un soir. J’étais sortie nue sous mon imperméable. La sensation avait été troublante et voluptueuse surtout quand je croisais des gens qui ne se doutaient de rien. Aujourd’hui, il bruinait, il faisait chaud et cela me ramenait à d’agréables souvenirs érotiques oubliés.  La chaleur était en avance cette année. Le ciel était chargé de nuages, et je me sentais bien. L’ambiance était propice à l’érotisme.

POUR LE MEILLEUR ET POUR LE PIRE

Des personnes montaient dans le train et s’affairaient pour ranger leurs sacs et leurs bagages. J’étais gâtée, j’avais eu des billets de première classe. Les gens autour de moi étaient élégants, les hommes comme les femmes. C’était très agréable de savoir que quelqu’un payait pour m’avoir auprès de lui. Cela me fit sourire de contentement et en même temps, je me sentais anxieuse. A quoi ressemblait l’homme avec qui j’allais passer le week-end ? Il devait tenir un livre à la main pour que je le reconnaisse. C’était une œuvre du Marquis De Sade. Il y avait de quoi m’inquiéter mais j’avais confiance en Noémie. Elle m’avait encore rassurée au téléphone. Je l’avais appelée de la gare de Lyon en proie à des angoisses. Le train démarrait, l’aventure Genève commençait.

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